Le remède antibiotique du Moyen-Âge

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Le Moyen-Âge n’était pas qu’une période sombre de l’histoire sous fond de domination religieuse et de gel des progrès scientifiques. Pour preuve, on découvre régulièrement des inventions, des recettes et des remèdes qui sont remis au goût du jour notamment le remède antibiotique. En effet, un grimoire appelé Leechbook de Bald a été scruté au peigne fin par les étudiants de l’université de Warwick.

Ces étudiants ont découvert la fabrication de remède à base d’ail, d’oignon, de vin et de sels biliaires de bovin. En Angleterre, ce remède était capable de venir à bout des bactéries les plus coriaces. Zoom sur cette découverte qui révolutionne le domaine de l’herboristerie.

La plante médicinale déjà maîtrisée au Moyen-Âge

La découverte de ce grimoire et de ce qu’il contient a permis de jauger les connaissances et les compétences de nos ancêtres en herboristerie. On a ainsi découvert une recette contre le redoutable staphylocoque doré à base d’oignons, appelée Collyre de Bald. Il s’agit du remède antibiotique du moyen-âge. Mais en allant plus loin, les chercheurs ont réussi à reconstituer une mixture à base d’oignons, d’ails, de sels biliaires d’estomac bovin et de vin blanc.

Donc, cette mixture arrivait à détruire les biofilms qui sont une sorte de colonisation bactérienne. Ces biofilms étaient capable de résister à la plupart des traitements antibactériens.

BiofilmSi les résultats sont spectaculaires, la médecine moderne s’appuie souvent sur de vieilles recettes à base de plantes médicinales. Que ce soit des grimoires anglais, chinois, indiens ou grecs, on redécouvre les vertus de plantes et ingrédients naturels. C’est le cas du miel, du vinaigre ou des épices.

Par ailleurs, on a déjà utilisé certaines plantes pour se soigner à cette époque. La sauge ainsi que le millepertuis étaient par exemple très renommés du fait de leurs vertus. Utiliser des plantes comme la verveine, la mélisse, l’angélique était également très bénéfique.

D’ailleurs, la racine d’angélique et ses tiges s’utilisaient en phytothérapie.

Une association d’ingrédients spécifiques pour concocter des remèdes puissants

Les découvertes de nos ancêtres du Moyen-Âge ne relèvent ni de la magie ni de l’alchimie. Des sages, des herboristes et savants s’appuyaient tout simplement sur l’herboristerie en transmettant de génération en génération les différentes découvertes. Ces dernières étaient parfois obtenues par hasard.

Après, c’est en mélangeant des ingrédients aux vertus différentes que des savants ont réussi à concocter des remèdes. Ils étaient capables de remettre sur pieds des personnes bien malades.

Remède antibiotique

Parmi les ingrédients de l’époque en Europe, on constate que l’ail et l’oignon étaient prisés. En effet, ils étaient riches en allicine, composé sulfuré pour repousser insectes et autres prédateurs. Mais les remèdes traditionnels allaient bien plus loin en combinant différentes plantes et substances naturelles pour optimiser l’activité mutuelle des différents actifs.

Miel, fruits, plantes aromatiques, pétales… Les anciens observaient simplement la nature et comprenaient comment les différentes plantes et organismes luttaient contre les agressions extérieures. Et c’est ce sens de l’observation qui a permis aux anciens d’apprendre l’herboristerie sans avoir recours à des produits synthétiques.

Actuellement, plus besoin d’avoir un sens aiguisé de l’observation pour acquérir des connaissances en herboristerie, il vous suffira de suivre une formation en médecine alternative.

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